Le même mois de mission, dans les deux cadres
La différence se voit le mieux sur un mois réel. Dans les deux cas, c'est vous qui trouvez le client et qui fixez le prix. Ce qui change, c'est qui signe avec lui, qui lui envoie la facture, et ce que vous recevez pour suivre votre argent.
Prenons une consultante data. Elle a négocié seule une mission à 600 € par jour chez un client. En novembre 2026, qui compte 20 jours ouvrés, elle facture 18 jours : 18 × 600 €, soit 10 800 € hors taxes.
En portage salarial
Elle signe un contrat de travail avec une entreprise de portage salarial. C'est cette entreprise, et non la consultante, qui conclut avec le client un contrat commercial de prestation, au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant le début de la mission (article L1254-22). Ce contrat reprend le prix qu'elle a négocié elle-même (article L1254-23).
Le client paie l'entreprise de portage. Chaque mois, la consultante est informée de ce qui passe sur son « compte d'activité » : le versement du client, le détail des frais de gestion, les frais professionnels, les prélèvements sociaux et fiscaux, sa rémunération nette (article L1254-25).
En portage entrepreneurial chez Launchpad
Elle saisit ses 18 jours dans son compte rendu d'activité sur la plateforme Launchpad. Nous portons le contrat avec son client, nous lui facturons les 10 800 € hors taxes, nous encaissons, et nous relançons si le paiement tarde. Nous conservons 5 % net de ce qu'elle facture, sans frais ajoutés ensuite.
Elle suit ses missions, ses jours, ses frais professionnels et ses versements dans la même plateforme. Elle n'a ni société à créer, ni comptable à payer, ni URSSAF à suivre. Elle signe avec Launchpad un contrat qui encadre le portage de ses missions, dont la nature exacte est précisée avant signature.
Ce qui change, critère par critère
Le tableau s'en tient aux faits : qui fait quoi, et quel texte s'applique. La colonne portage salarial cite le code du travail. La colonne portage entrepreneurial décrit notre offre.
| Critère | Portage salarial | Portage entrepreneurial chez Launchpad |
|---|---|---|
| Qui trouve les clients et fixe le prix | Le consultant, qui doit pouvoir rechercher lui-même ses clients et convenir avec eux du prix (L1254-2) | Vous : vous trouvez vos clients, vous faites votre travail, vous fixez vos tarifs |
| Qui signe le contrat avec le client | L'entreprise de portage, par un contrat commercial de prestation signé dans les deux jours ouvrables (L1254-22) | Launchpad porte le contrat avec votre client |
| Votre contrat à vous | Un contrat de travail avec l'entreprise de portage, qui vous rémunère (L1254-1) | Un contrat avec Launchpad, dont la nature juridique est précisée avant signature |
| Qui facture le client | L'entreprise de portage, partie au contrat commercial (L1254-22) | Launchpad facture votre client, à partir des jours de votre compte rendu d'activité |
| Qui encaisse | L'entreprise de portage : le versement du client apparaît sur votre compte d'activité (L1254-25) | Launchpad encaisse le paiement de votre client |
| Qui relance un impayé | Le code du travail ne le précise pas : à lire dans votre contrat | Launchpad : la relance d'un impayé fait partie de ce que nous portons |
| Société à créer | Non : vous êtes salarié de l'entreprise de portage (L1254-1) | Non : vous facturez sans créer de société |
| Comptable à payer | Non, faute de société à tenir | Non : nous portons la partie comptable, et vous n'avez pas d'URSSAF à suivre |
| Ce que vous voyez chaque mois | Le compte d'activité : versement du client, frais de gestion, frais professionnels, prélèvements, net (L1254-25) | La plateforme Launchpad : missions, compte rendu d'activité, frais professionnels et versements |
| Texte qui encadre le dispositif | Code du travail, articles L1254-1 à L1254-31, et convention de branche du 22 mars 2017 | Le contrat signé avec Launchpad |
Sources : colonne portage salarial, code du travail, L1254-1 à L1254-31 et convention collective du 22 mars 2017 ; colonne portage entrepreneurial, description de notre offre au 28 octobre 2026.
Qui signe avec votre client ?
Dans les deux cas, ce n'est pas vous, alors que c'est vous qui avez trouvé la mission et négocié le prix. En portage salarial, la loi désigne l'entreprise de portage. En portage entrepreneurial, c'est Launchpad qui porte le contrat.
En portage salarial, le code du travail va loin dans le détail. Le contrat commercial doit être conclu au plus tard dans les deux jours ouvrables qui suivent le début de la mission, et une copie vous est adressée dans le même délai (article L1254-22). Il doit mentionner votre identité, vos compétences, le descriptif de la mission, sa date de fin, le prix que vous avez convenu avec le client, l'identité du garant financier et celle de l'assureur de votre responsabilité civile (article L1254-23).
En portage entrepreneurial, nous portons le contrat avec votre client. Il reprend la mission, sa durée et le prix que vous avez négocié ; vous le relisez avant signature.
Qui facture, qui encaisse, qui relance ?
Dans les deux cadres, la facture part au nom de la structure qui a signé avec le client, et c'est elle qui encaisse. La différence porte sur la relance d'un impayé : chez nous, elle fait partie de ce que nous portons ; en portage salarial, le code du travail ne dit rien à ce sujet.
Reprenons la consultante de novembre. Son client devait payer les 10 800 € à 30 jours et ne l'a pas fait. En portage entrepreneurial, c'est Launchpad qui relance le client : la consultante n'a pas à écrire elle-même à son client pour réclamer sa propre facture. En portage salarial, la question de qui relance, et à partir de quand, se lit dans le contrat signé avec l'entreprise de portage. Posez-la avant de signer.
Pour suivre l'argent, la loi impose en portage salarial une information mensuelle sur le compte d'activité : versements du client, frais de gestion, frais professionnels, prélèvements sociaux et fiscaux, rémunération nette et indemnité d'apport d'affaire (article L1254-25). En portage entrepreneurial, vous suivez vos versements dans la plateforme Launchpad, à côté de vos jours et de vos frais déclarés.
Faut-il une société, un comptable ?
Non, dans les deux cas. En portage salarial, vous êtes salarié de l'entreprise de portage. En portage entrepreneurial, vous facturez sans créer de société, et nous portons la partie comptable.
C'est souvent la raison pour laquelle on cherche « portage » : ne pas ouvrir de SASU, ne pas tenir de comptabilité, ne pas suivre de déclarations URSSAF. Sur ce point, les deux dispositifs répondent au même besoin. Ils se séparent ailleurs : sur le contrat que vous signez, et sur le texte qui l'encadre.
Si vous hésitez encore avec une société à vous, la comparaison chiffrée est dans portage entrepreneurial ou SASU.
Les règles du portage salarial qui jouent au quotidien
Le portage salarial vient avec des règles précises, posées par le code du travail. Quatre d'entre elles changent concrètement la façon dont vous travaillez avec vos clients.
- Une mission ne dépasse pas trente-six mois chez un même client (article L1254-4).
- Le client ne peut vous faire appel que pour une tâche occasionnelle, hors de son activité normale et permanente, ou pour une expertise dont il ne dispose pas (article L1254-3).
- L'entreprise de portage n'est pas tenue de vous fournir du travail : les missions, c'est vous qui les trouvez (article L1254-2).
- Une rémunération minimale s'applique, définie par accord de branche étendu (article L1254-2), et l'entreprise de portage doit justifier d'une garantie financière qui couvre vos salaires en cas de défaillance (article L1254-26).
Ces règles visent les entreprises de portage salarial, qui exercent cette activité à titre exclusif (article L1254-24). Le détail du cadre légal, conditions et exclusions comprises, est sur notre page Ce que dit le code du travail.
Combien vous resterait-il à votre TJM ?
Cette page ne donne pas de chiffre net : il dépend de votre TJM et du nombre de jours que vous facturez. Le simulateur part de vos chiffres. Le calcul détaillé, statut par statut, est dans TJM en salaire net.
Combien vous resterait-il à votre TJM ?
Estimation, avant impôt sur le revenu. Information documentaire, pas un conseil personnalisé.
Simuler mon revenu net à mon TJMPour qui le portage entrepreneurial n'est pas le bon choix
Si vous voulez faire de votre société un projet à part entière, au-delà de vos missions, une structure à vous peut rester le bon choix.
Le portage entrepreneurial sert un besoin précis : facturer vos missions et être payé, sans gérer une société. Trois situations s'en écartent, et il vaut mieux les reconnaître avant de signer.
Vous voulez bâtir une entreprise, pas seulement facturer des missions
Recruter, faire entrer un associé, investir dans un produit, revendre un jour ce que vous avez construit : tout cela suppose une société à votre nom, avec ses comptes et ses décisions. Nous portons vos missions, pas un projet d'entreprise.
Votre activité ne passe pas par des missions facturées à des clients
Notre métier, c'est de vous permettre de facturer vos clients et d'être payé. Si vous vendez autre chose que votre travail en mission, ce cadre ne correspond pas à votre activité.
Vous tenez au cadre du portage salarial défini par la loi
Si ce qui compte pour vous, c'est précisément le régime du code du travail, avec son contrat de travail, son compte d'activité et sa garantie financière, c'est vers une entreprise de portage salarial qu'il faut aller. Le portage entrepreneurial est une autre offre, pas une version différente du même cadre.
Si votre sujet est de facturer vos missions et d'être payé, sans gérer une société, le portage entrepreneurial répond à ce besoin.
Questions fréquentes
Le portage entrepreneurial, est-ce du portage salarial ?
Non, ce sont deux dispositifs distincts. Le portage salarial est un cadre précis du code du travail, réservé aux entreprises de portage salarial. Le portage entrepreneurial est le nom de notre offre : vous facturez vos clients sans créer de société, et nous portons le contrat, la facturation et l'encaissement.
Faut-il créer une société ?
Non. Vous facturez vos clients sans créer de société. Nous portons le contrat, la facturation et l'encaissement, et vous n'avez ni comptable à payer, ni URSSAF à suivre.
Qui relance mon client s'il paie en retard ?
En portage entrepreneurial, c'est nous : la relance d'un impayé fait partie de ce que nous portons. En portage salarial, le code du travail ne désigne pas qui relance : c'est à lire dans le contrat que vous signez avec l'entreprise de portage.
Combien prélève Launchpad ?
5 % net de ce que vous facturez, sans frais ajoutés ensuite.
Comment cette page a été vérifiée
La colonne portage salarial s'appuie sur le chapitre du code du travail consacré au portage salarial, relu article par article le 28 octobre 2026 sur le Code du travail numérique du ministère du Travail, et sur la convention de branche. La colonne portage entrepreneurial décrit notre offre telle qu'elle est au 28 octobre 2026.
- Code du travail, article L1254-1 : définition légale, relation à trois et contrat de travail.
- Article L1254-2 : autonomie du consultant, rémunération minimale, pas d'obligation de fournir du travail.
- Articles L1254-3, L1254-4 et L1254-5 : recours limité, durée de trente-six mois, exclusions.
- Articles L1254-22 et L1254-23 : contrat commercial avec le client et ses mentions.
- Articles L1254-24, L1254-25 et L1254-26 : exclusivité, compte d'activité, garantie financière.
- Code du travail, articles L1254-1 à L1254-31 : le chapitre complet.
- Convention collective de branche du portage salarial du 22 mars 2017.
Information documentaire, pas un conseil personnalisé. Prochaine relecture au plus tard le 31 décembre 2026, ou plus tôt si le chapitre L1254 ou la convention de branche changent.